La petite fille termina sa division. Elle contempla cette nouveauté, le reste ; un 3. Auparavant les divisions tombaient juste. Sans reste : un zéro.
Voilà qu’entre le Tout et le Rien se découvrait cette chose indéfinissable, informe, le reste. La division du tout n’était pas juste, pourtant la petite fille ne s’était pas trompée. Elle devait admettre ce qui tombait, l’existence de ce nouveau venu, nouveau-né, ce reste.
Elle connaissait le dividende, ce maternel entier, volumineux ; de l’autre côté de la barre, le paternel diviseur qui taille et tranche. De ces parents, la petite fille était le reste, entre deux. Le trois.