— Ma mère passait son temps à pendre le linge. Je ne sais pas ce qu’il lui avait fait, le linge, pour qu’elle s’obstine à ces pendaisons répétées, dit le petit garçon avec rancune.
— Il s’était sali, suggéra le jardinier.
— On l’avait sali, rectifia le petit garçon. Ce n’est pas sa faute, au linge, s’il est sale, pourtant c’est lui qu’on bat, qu’on fait bouillir, qu’on tord, qu’on essore, qu’on met à claquer au vent, qu’on laisse dehors, qu’il neige ou qu’il vente.
— Au soleil torride, ajouta gravement le jardinier.